Un traîneau qui glisse sur un sol en béton. Des wall balls contre un mur, jusqu'à ce que les bras lâchent. Un temps sur une grande horloge. Cette image n'a plus rien de neuf dans les feeds des sportifs amateurs.
Ce qui change, c'est ce qui se trouve en dessous. À côté de #hyrox surgit #styrekx, et quelques autres. Le même traîneau, les mêmes wall balls, le même sportif qui s'y entraîne pendant des mois, et un autre dossard.
De 650 à un million
Hyrox a démarré à Hambourg en 2017 avec 650 participants. Le cofondateur Moritz Fürste tenait lui-même le micro ce jour-là, parce que tout le monde faisait tout. Cette année, l'entreprise a vendu son millionième ticket. Elle opère dans 34 pays. Dans quelque 16.000 salles, on peut s'y entraîner. Le chiffre d'affaires tourne autour de 270 millions de dollars cette année, raconte Fürste dans une interview récente.
Le format n'a jamais changé. Huit fois un kilomètre de course, chaque fois suivi d'une station de force. Les mêmes exercices, le même ordre, partout dans le monde. New York a écoulé 15.000 tickets l'an dernier. Cette année 55.000, en une heure.
Il y a plus d'une course dans la salle
Styrekx vient des gens derrière Strong Viking. Dix fois 800 mètres, dix stations, des catégories de Light à Xtreme. Ils ont fait Gorinchem et Amsterdam, ils sont à Malines en octobre et à Gand en mars 2027. À côté tournent Gymrace, Hexafit, ATHX et Hybrid Games. Il existe désormais des sites de calendrier qui alignent les courses de tous les organisateurs côte à côte, liens d'inscription compris.
Autre distance, autre station, autre nom sur le dossard. L'entraînement en amont est le même.
Le fondateur fait la distinction lui-même
Fürste a bâti Hyrox sur une seule observation : plus de la moitié des gens en salle considèrent le fitness comme leur sport, alors que le fitness n'est pas un sport mais une manière de s'entraîner. Il voulait créer le sport pour lequel tous ces gens s'entraînaient déjà.
Le hybrid racing est le sport, dit-il lui-même. Hyrox est le produit.
Qui a porté ce sport
Hyrox a grandi sans publicité payante. Fürste trouve que c'est de l'argent jeté par la fenêtre : quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de la course ne comprendra pas une pub de toute façon. Au début, des partenaires lui envoyaient des influenceurs célèbres qui postaient quelque chose. Selon lui, ça n'a pas vendu un seul ticket. Le gérant d'une salle avec 4.000 abonnés et 2.000 membres a posté quelque chose et en a vendu cent.
Ce sport n'a donc pas grandi par la marque, mais par les gens qui le pratiquent. Des gens avec un boulot, une famille et un dossard dans quatre mois. Un crossfitter qui bascule. Un coureur qui attaque son premier doubles. Ils s'entraînent et ils partagent, parce qu'ils sont en plein dedans. C'est exactement le profil d'un sportfluenceur. Comment ce genre de sportifs partagent leur préparation, on l'a déjà montré dans les coulisses des fitfluenceurs.
Vers les Jeux, sans le nom
Fürste s'attend à voir ce sport aux Jeux olympiques d'ici dix ans. Sa marque ne deviendra pas une discipline olympique, précise-t-il aussitôt. Le sport, si, avec sa course comme voie de qualification. Des discussions sont en cours avec World Triathlon et le CIO.
Comment ce sport s'appellera n'est pas encore fixé. Hybrid racing, dit Fürste. Fitness racing, disent les organisateurs venus après lui. Pour la plupart des sportifs, c'est simplement le nom de la course à laquelle ils sont inscrits.
Chez Sunday Squad, il figure dans la liste des sports sous le nom de fitness racing. Tu en fais ? Définis-le comme ton sport principal.